• "Tu...Tu saignes !"

    -Va t'en...S'il te plaît.

    "Mais...Ton visage! Tes mains..!"

    -VA T'EN !

    le ton rauque que j'avais pris m'étonna, je ne l'aurais pas voulu si criard. Il eu un léger mouvement de recul mais il est resté.

    "Mais bordel ! Qu'est ce que t'as ?!"

    -Je sais ce que j'ai. Laisse moi.

    Le sang coulait abondament sur mon visage et ruisselait sur mes épaules jusque dans mon dos. D'habitude, ça ne m'aurais pas gêné. Je n'y aurais presque pas fait attention. Mais là, c'était différent...Ce sang chaud qui ruisselait sur mon corps dénudé, ces torrents écarlates et humides qui marbraient mon visage...Ce...Ce n'était pas mon sang. Mais le pire, c'est que je savais...Je savais exactement pourquoi ce sang se répandait sur moi en petites rivières chaudes. Je l'avais fait souffrir. Je l'aivais fait souffrir autant que mon cœur de "fille fragile et sans défense" me le perméttait. Je me rendais compte que j'avais agis en animal. Un animal sanguinaire et cruel. Je recrachais une dent dans une quinte de toux qui me déchira la gorge. J'étais désolé d'en être arrivé là. Mais en même temps, le moment ou le couteau me glissait des mains pour se planter à côté de son cadavre m'emplissait d'un plaisir malsain et délicieux. La fraicheur de la nuit avait appaisé ma haine furieuse envers cet être qui n'avait vu en moi qu'un objet. Un objet pour satisfaire son plaisir. Agenouillée au centre d'une flaque rouge et chaude, j'étais sereine et calme. C'était fini, il n'abuserait plus de moi de quelque manière que ce soit. Une couverture douce me recouvrit les épaules et un agréable souffle dans ma nuque me firent revenir à la réalité.

    "Tu as fait ce qu'il fallait"

    -C'est inhumain ce que j'ai fait...

    "Non! C'est ce qu'il t'a fait qui est inhumain!"

    -Peut importe. J'ai...J'ai torturé quelqu'un jusqu'à ce qu'il meurt!"

    "Tu as fini par abréger ses souffrances. Il ne l'aurait jamais fait pour toi. Regarde ce qu'il allait te faire!"

    quand ces mots sont arrivés à mes oreilles, la scéne me paraissait moins...Noire? Sale? Il y avait une fille à moitié dévêtu, assise dans une immense flaque de sang à côté d'un cadavre. Pour sublimer la scène, un garçon tenait une couverture sur les épaules de la fille dénudée. Le sang caillé sur le visage de la fille ne masquait pas la froideur et la cruauté de son regard. Le garçon regardait la scène avec la même placidité. Le cadavre avait le visage tordu en une horrible grimace. Oui, tout était redevenu calme.

    Jade


    votre commentaire
  • La salle de bain était sombre. Le mirroir ne reflétait rien. La baignoire était vieille et tâchée. J'était là, dans un coin, rachitique, sale, mutilée. La porte était vérrouillée. Pas de fenêtre mais des chaînes en fonte. Une odeur de moisie flottait dans l'air, le rendant presque irrespirable. Le lavabo fracassé Me rappellait vaguement quelque chose. Machinalement, je portais ma main à mon front. Je me souvenais maintenant ! C'est contre ce lavabo qu'il m'avais cogné la tête...Heureusement qu'elle n'a pas finit dans le même état... J'allumais la lumière et me regardais dans la glace. C'était toujours moi: les cheveux bruns foncés et le yeux sombre. Je me suis reculée pour me voir entière. J'avais les bras, les jambes et le buste entaillés. Les blessures étaient profondes et douloureuses mais elles ne saignaient pas. Je me souvenais de tout. Il avait été d'une cruauté sans pareil. L'odeur de moisie s'intensifia. On cogna à la porte:

    "Je sais que t'es vivante! Ouvres la porte, j'en ai pas fini avec toi!"

    -Nan! T'as vu ce que tu m'as fait!

    "Tu n'aimes pas ma façon de te témoigner mon affection? Pourtant j'ai trouvé ça extrêmement agréable."

    -Qu'est ce que tu as trouvé agréable?!

    "D'avoir entaillé une peau aussi douce, une chair aussi tendre. D'avoir derrière cette porte, une créature aussi soumise et fragile que toi."

    -Il n'y a que toi qui ai trouvé ça agréable!

    "Tu avais pourtant l'air d'aimer ça, tu criais à t'en casser la voix."

    -Je criais parce que tu me faisais mal! Pas parce que ça me plaisait!

    "Un cri reste un cri, Quelle qu'en soit la raison. Et j'ai bien l'intention de te faire crier longtemps encore!"

    -Tu pourras ma faire ce que tu voudras, je ne crirais plus!

    "Fais comme bon te semble."

    et il partit.

    Je me suis réveillée dans un salon, sur un tapis rouge sale. Il était là, sur le canapé, à me regarder san bouger.

    "Tu es déjà réveillée."

    il s'est levé est s'est rassis, jambes écartées sur mon bassin de telle sorte que je ne puisse plus bouger et que quand il s'allonge, sa tête soit au niveau de la mienne. Il a pris mon bras droit dans sa main gauche et une lame de rasoir dans l'autre. Il a entaillé délicatement mon bras.

    -Ha!

    "Vas-y! Continue de crier!"

    il entaillait mon bras plus profondément et plus rapidement.

    -Haa! Arrête! Arrête! Tu me fait mal! Haa!

    "Si c'est la seule façon d'avoir un cri de ta part, je ne vais pas arrêter!"

    il s'est finalement arrêté après 2 heures de torture. Il m'empêchait toujours de bouger et tenait toujours mon bras. Il a lâché sa lame et a porté mon bras à sa bouche. J'eu une sensation humide sur mes blessures. Il était en train de...lêcher mes entailles. Sa langue ravivait mes plaies et le sang commençait à perler.

    -Qu'est ce que tu fais ?!

    "Je prolonges le plaisir."

    -Tu es un vampire ?!

    "Haha! Ton imagination est débordante. Je ne suis pas un vampire."

    -Laisse moi partir! Arrête de lêcher mes blessures! Tu me fait mal!

    2 heures plus tard, j'étais toujours sur le tapis mais lui était retourné à son fauteuil. Mon bras me faisait mal. Il a dû s'en rendre compte.

    "Cris si ça te soulages."

    -Ton plaisir c'est ma douleur. Je ne vais pas crier.

    "Très bien... C'est repartit pour 4 heures de bonheur. Avec toi dans les bras."

    Jade


    41 commentaires
  • L'adolescent regardait la fille. Elle était grande, elle faisait sa taille. Debout dans l'encadrement de la porte, elle portait une robe noire qui soulignait ses courbes jusqu'aux hanche puis s'évasait en volants de dentelle.

    Elle le regardait, visiblement triste. Elle s'avança vers lui, les éclats de verre ne semblant pas l'incommoder. Elle retira doucement le couteau de la main du garçon. Il la regardait faire, sans bouger.

    Il avait essayé de la tuer. Il s'y était accroché. Mais sa raison avait eu raison de sa volonté. C'était la première fois que ça lui arrivait. Il avait l'habitude d'en tuer. Mais celle-là, il n'avait pas pû.

    Pourquoi, il ne savait pas. Il savait seulement qu'il s'était caché dans la salle de bain de la fille après avoir tué sa famille. Elle avait fini par l'entendre sangloter dans son coin. Elle avait fini par comprendre qu'il l'avait épargné.

    Il avait dans les yeux de la tristesse et du repentit. Elle avait dans les yeux de la douceur et de la gentillesse mais on devinait chez elle de la cruauté.

    Elle prit le couteau et le planta avec force dans le mur, brisant une dalle de carrelage blanc. Le garçon sursauta. Elle lui tendit la main et l'aida à se relever. Une fois debout, elle le plaqua contre le mur, un sourire mauvais aux lèvres. Elle se pencha et dit quelque chose dans l'oreille avant de le lâcher et de retourner dans sa chambre.

    Il était pâle. Il avait peur d'Elle mais il était attiré en même temps. Il fit ce qu'elle lui avait dit: il la rejoignit dans sa chambre. Quand il entra, il réprima un haut-le-cœur. Des membres pendaient de part et d'autres de la pièce. Sur la commode, il n'y avait ni maquillage, ni bijoux mais des scies et cisailles de toutes tailles.

    Elle était assise sur son lit, les yeux fixant l'adolescent. Il s'approcha d'elle et la regarda longtemps. Puis, cédant à un désir violent, il de jeta sur elle et lui plaqua une main sur la bouche. Elle ne bougea pas, ne se débâtit pas, attendant la suite. Le même désir qui avait poussé le garçon à l'allonger lui dicta de glisser ses mains sous la robe noire. Et c'est encore ce même désir qui lui dit de la caresser. Sans rien lui faire, juste la caresser doucement, lentement, comme si elle était de porcelaine et que le moindre geste brusque pouvait la briser. Une goutte de sang tomba du plafond sur le visage de la fille, lui dessinant une larme écarlate. Il leva la main. Elle se protégea le visage. Il passa sa main derrière le cou de la fille et la remonta en position assise. Il posa sa tête dans son cou et l'étrégnit comme si elle faisait partie de lui. Il savait maintenant pourquoi il ne l'avait pas tué: il l'aimait. Il l'aimait autant que son cœur lui perméttait encore d'aimer quelqu'un.

    Jade


    2 commentaires
  • Elle ne marchait pas, elle rampait. Elle se traînait par terre, le regardant d'un air suppliant.

    Roméo était le genre de garçon qui n'aimait pas les filles. Mais vraiment pas.

    Il la regardait sans aucune pitié. Elle le regardait les yeux baignés de larmes. Elle n'avait rien mangée depuis trois jours. Il l'avait déjà pas mal fait souffrir à coups de ciseaux et de cutter. Il ne lui manquait qu'un coup. Un coup bien placé pourrait la tuer. Un coup dans son dos ou dans sa nuque suffirait à arrêter son cœur de battre. Mais le regard larmoyant de sa victime l'empêcha de frapper. Elle s'était toujours laissée faire, elle s'était toujours montrée docile et digne. Elle n'avait jamais crié, elle ne l'avait jamais supplié d'arrêter. Mais là, elle pleurait. Elle pleurait vraiment.

    Le cœur de Roméo se serra. Il n'aimait pas les filles et en avait vu pleurer alors qu'il allait leur ôter la vie. Mais elle, elle avait le besoin de vivre qui palpitait au fond des yeux. Il ne l'aimait pas, elle lui inspirait autant de dégoût que les autres mais elle lui inspirait aussi de la pitié, de la tristesse.

    Enervé et en colère contre elle qui lui procurait autant de sentiments contradictoires, il la giffla si fort qu'elle perdit connaissance. Il la transporta dans sa chambre et l'allongea dans le lit. Il s'allogea face a elle et essuya les larmes qui coulaient de ses yeux fermés. C'est comme ça qu'il procédait avec les cadavres, mais avec une vivante, c'était la première fois. A bien y réfléchir, celle-là ne lui inspirait pas de dégoût: sa respiration était douce et régulière, sa peau était chaude et ses jambes longues et fines.

    Elle ouvrit les yeux, ne réalisant pas tout de suite où elle se trouvait. En voyant le visage de Roméo en face d'elle, elle fut prise de panique. Voyant qu'il ne lui faisait rien, elle finit par se calmer. Elle le regarda longtemps.

    Pour une raison qu'il ne connaissait pas, il pris son visage entre ses mains et lui embrassa le front. Elle ne s'y attendait visiblement pas et eu un léger mouvement de recul au contact froid des lèvres de Roméo sur sa peau. Il ne l'aimait toujours pas mais c'était sa façon à lui de s'excuser et de la remercier de lui avoir appris d'autres sentiments que la colère et la douleur. Elle lui rendit son baiser pour le remercier de l'avoir laissé en vie.

    Appréçiant ce mouvement tendre, il l'embrassa cette fois sincèrement. Ce baiser était d'amour et de convoitise. Il aimait sa respiration douce et régulières, ses jambes fines et longues et il voulait garder contre lui la chaleur de sa peau. Il n'aimait toujours pas les filles mais celle-là faisait exception.

    Elle lui tendit ses bras liés. Il trancha les liens et passa les bras de la fille autour de lui, le plus doucement possible pour ne pas l'effrayer.

    Ce garçon est le seul être qui l'ai aimé. Ce garçon est le seul être qu'elle ai aimé. Il lui a offert de l'amour, elle lui a offert des sentiments.

    Jade


    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique