• Ma tête fut rejetée en arrière. On m'obligeais à regarder la mort en face.

    Ses yeux d'or brillaient tandis qu'elle m'aidait à manier le sabre, la hache, le trébuchet, le fusil d'assaut et la lance. Tour à tour, ces armes allaient m'être utiles. Je devais gagner ce jeu stupide. Un jeu misogyne mis en place par la société. Le principe est simple: une arène, 10 garçons de 14 à 18 ans et 1 fille de 14 à 16 ans. Les garçons doivent tuer la fille et la fille ne doit pas se faire tuer (c'est un jeu d'une logique très complexe, n'est-ce pas)

    Je suis une fille et je m'appelle Jour. Ma partenaire s'appelle Automne. Je l'aime et la perdre m'est inconcevable.

    Au:"Dans l'arène, les garçons ne te ferrons pas de cadeaux. Fait bien attention."

    J:"Je te le promet."

    Automne ne sait pas que je l'aime. Pour elle je ne suis que sa meilleure amie.

    Au:"Les garçons de l'arène sont : Killian, Andréa, Adrien, Corentin, Nathan, Théo, Roméo, Axel, Sébastien, Michaël et Florian. Tu les connais ?"

    J:"Oui, je les connais tous."

    Une cloche sonna, marquant le début du suici...heu...du jeu. Je me retrouvais dans un centre hospitalier désafecté. Seule dans le couloir mal éclairé, je ne savais pas où aller. Les garçons devaient déjà être à ma recherche. Je ne bougeais pas. Le problème avec la gente masculine, c'est qu'ils ont un genre de sixième sens. Du moins, Killian, Andréa et Théo avaient un sixième sens. Il n'ont pas mis longtemps à me trouver.

    K:"Tien, Jour! Tu sais ce qu'il va t'arriver maintenant ?"

    An:"T'es con, bien sûr qu'elle le sait."

    T:"Personnellement, je refuse de lever le petit doigt sur elle."

    K:"Je peux savoir pourquoi ?"

    T:"Elle fait peine à voir. Regarde-la! Elle est toute recroquevillée dans son coin et elle tremble comme une feuille."

    An:"Moi, je m'en tamponne."

    Killian s'agenouilla devant moi.

    K:"Tu as peur?"

    J:"Oui..."

    K:"Ok les gars, je veux un scalpel et une scie à os. On va s'amuser un peu. T'es pas d'accord ma masochiste préférée?"

    J:"Non! S'il te plait! Ne fait pas ça !

    An:"L'écoute pas, elle essaye de t'amadouer. Tien, le scalpel. Il n'y a pas de scie à os par contre."

    K:"Allez Jour, sers toi contre moi, on va se faire un câlin."

    J:"Nan! Lâche moi ! Je ferrais ce que tu veux!"

    K:"Mhm, d'accord, élimine tous le autres. Je veux en finir seul avec toi."

    J:"D'accord!"

    Le scalpel traça une fine ligne rouge sur mon bras.

    T:"Je la protégerais avec Corentin ici-présent."

    C:"Salut."

    K:"Pourquoi ?!"

    T:"Ce jeu est absurde. Je ne veux pas la tuer. Elle n'a rien fait et je ne veux pas gagner un jeu en tuant une fille de...quel âge as-tu?"

    J:"14 ans...J'ai 14 ans."

    T:"J'ai 16 ans et Corentin en a 15. Je ne veux pas tuer une fille de deux ans ma cadette sous prétexte que je suis un garçon et que c'est le but d'un jeu idiot!"

    C:"Tout à fait d'accord. Relève toi Jour."


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  • Dslée pour ma longue absence mais j'ai eu pas mal de problemes avec des profs et tout ça. En tout cas, je vais essayer d'être plus présente. (et pardon a ceux a qui j'ai manqué :') Jade

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  • Elle ne marchait pas, elle rampait. Elle se traînait par terre, le regardant d'un air suppliant.

    Roméo était le genre de garçon qui n'aimait pas les filles. Mais vraiment pas.

    Il la regardait sans aucune pitié. Elle le regardait les yeux baignés de larmes. Elle n'avait rien mangée depuis trois jours. Il l'avait déjà pas mal fait souffrir à coups de ciseaux et de cutter. Il ne lui manquait qu'un coup. Un coup bien placé pourrait la tuer. Un coup dans son dos ou dans sa nuque suffirait à arrêter son cœur de battre. Mais le regard larmoyant de sa victime l'empêcha de frapper. Elle s'était toujours laissée faire, elle s'était toujours montrée docile et digne. Elle n'avait jamais crié, elle ne l'avait jamais supplié d'arrêter. Mais là, elle pleurait. Elle pleurait vraiment.

    Le cœur de Roméo se serra. Il n'aimait pas les filles et en avait vu pleurer alors qu'il allait leur ôter la vie. Mais elle, elle avait le besoin de vivre qui palpitait au fond des yeux. Il ne l'aimait pas, elle lui inspirait autant de dégoût que les autres mais elle lui inspirait aussi de la pitié, de la tristesse.

    Enervé et en colère contre elle qui lui procurait autant de sentiments contradictoires, il la giffla si fort qu'elle perdit connaissance. Il la transporta dans sa chambre et l'allongea dans le lit. Il s'allogea face a elle et essuya les larmes qui coulaient de ses yeux fermés. C'est comme ça qu'il procédait avec les cadavres, mais avec une vivante, c'était la première fois. A bien y réfléchir, celle-là ne lui inspirait pas de dégoût: sa respiration était douce et régulière, sa peau était chaude et ses jambes longues et fines.

    Elle ouvrit les yeux, ne réalisant pas tout de suite où elle se trouvait. En voyant le visage de Roméo en face d'elle, elle fut prise de panique. Voyant qu'il ne lui faisait rien, elle finit par se calmer. Elle le regarda longtemps.

    Pour une raison qu'il ne connaissait pas, il pris son visage entre ses mains et lui embrassa le front. Elle ne s'y attendait visiblement pas et eu un léger mouvement de recul au contact froid des lèvres de Roméo sur sa peau. Il ne l'aimait toujours pas mais c'était sa façon à lui de s'excuser et de la remercier de lui avoir appris d'autres sentiments que la colère et la douleur. Elle lui rendit son baiser pour le remercier de l'avoir laissé en vie.

    Appréçiant ce mouvement tendre, il l'embrassa cette fois sincèrement. Ce baiser était d'amour et de convoitise. Il aimait sa respiration douce et régulières, ses jambes fines et longues et il voulait garder contre lui la chaleur de sa peau. Il n'aimait toujours pas les filles mais celle-là faisait exception.

    Elle lui tendit ses bras liés. Il trancha les liens et passa les bras de la fille autour de lui, le plus doucement possible pour ne pas l'effrayer.

    Ce garçon est le seul être qui l'ai aimé. Ce garçon est le seul être qu'elle ai aimé. Il lui a offert de l'amour, elle lui a offert des sentiments.

    Jade


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  • L'adolescent regardait la fille. Elle était grande, elle faisait sa taille. Debout dans l'encadrement de la porte, elle portait une robe noire qui soulignait ses courbes jusqu'aux hanche puis s'évasait en volants de dentelle.

    Elle le regardait, visiblement triste. Elle s'avança vers lui, les éclats de verre ne semblant pas l'incommoder. Elle retira doucement le couteau de la main du garçon. Il la regardait faire, sans bouger.

    Il avait essayé de la tuer. Il s'y était accroché. Mais sa raison avait eu raison de sa volonté. C'était la première fois que ça lui arrivait. Il avait l'habitude d'en tuer. Mais celle-là, il n'avait pas pû.

    Pourquoi, il ne savait pas. Il savait seulement qu'il s'était caché dans la salle de bain de la fille après avoir tué sa famille. Elle avait fini par l'entendre sangloter dans son coin. Elle avait fini par comprendre qu'il l'avait épargné.

    Il avait dans les yeux de la tristesse et du repentit. Elle avait dans les yeux de la douceur et de la gentillesse mais on devinait chez elle de la cruauté.

    Elle prit le couteau et le planta avec force dans le mur, brisant une dalle de carrelage blanc. Le garçon sursauta. Elle lui tendit la main et l'aida à se relever. Une fois debout, elle le plaqua contre le mur, un sourire mauvais aux lèvres. Elle se pencha et dit quelque chose dans l'oreille avant de le lâcher et de retourner dans sa chambre.

    Il était pâle. Il avait peur d'Elle mais il était attiré en même temps. Il fit ce qu'elle lui avait dit: il la rejoignit dans sa chambre. Quand il entra, il réprima un haut-le-cœur. Des membres pendaient de part et d'autres de la pièce. Sur la commode, il n'y avait ni maquillage, ni bijoux mais des scies et cisailles de toutes tailles.

    Elle était assise sur son lit, les yeux fixant l'adolescent. Il s'approcha d'elle et la regarda longtemps. Puis, cédant à un désir violent, il de jeta sur elle et lui plaqua une main sur la bouche. Elle ne bougea pas, ne se débâtit pas, attendant la suite. Le même désir qui avait poussé le garçon à l'allonger lui dicta de glisser ses mains sous la robe noire. Et c'est encore ce même désir qui lui dit de la caresser. Sans rien lui faire, juste la caresser doucement, lentement, comme si elle était de porcelaine et que le moindre geste brusque pouvait la briser. Une goutte de sang tomba du plafond sur le visage de la fille, lui dessinant une larme écarlate. Il leva la main. Elle se protégea le visage. Il passa sa main derrière le cou de la fille et la remonta en position assise. Il posa sa tête dans son cou et l'étrégnit comme si elle faisait partie de lui. Il savait maintenant pourquoi il ne l'avait pas tué: il l'aimait. Il l'aimait autant que son cœur lui perméttait encore d'aimer quelqu'un.

    Jade


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  • Doit te parler!-Problème-traumatisme-chez moi, horreur, cadavre-boite à musique-la mienne-pleine de sang-petite fille-longs cheveux-robe blanche tachée-elle-attend-problème résolu-auteur du télégramme tué-tourne toi-je suis derrière toi.STOP

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